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Vente de 24 Rafale au Qatar

Jamais deux sans trois. Le ministre français des affaires étrangères ,Laurent Fabius, l’avait prédit voici trois semaines . Dassault est en train de lui donner raison.

Après l’Egypte qui a commandé 24 Rafale en février , l’Inde trente-six appareils en avril, le Qatar a décidé d’acheter vingt-quatre avions de combat pour un montant de 6,3 milliards d’euros. Le contrat s’accompagne de la formation en France de trente-six pilotes et d’une centaine de mécaniciens. Les premières livraisons sont attendues en 2017. La négociation est conclue et l’accord devrait être ratifié prochainement.

L’accord a été approuvé mardi 21 avril à Doha lors d’une rencontre entre le ministre français de la défense, Jean-Yves Le Drian, et l’émir du Qatar, Tamim al-Thani. M.Le Drian en était à son dixième déplacement dans ce pays, les premières négociations ayant démarré en février 2013.

Le 24 février 2014, le jeune émir, qui venait de succéder à son père, confiait à M. Le Drian « Mon père avait promis d’acquérir cet avion, je te l’achèterai ». Les discussions se sont alors accélérées entre les partenaires. D’autant que le Qatar dispose déjà d’avions français , douze Mirage 2000.

En l’espace de trois mois, l’avionneur aura ainsi décroché trois contrats confirmant ce que tous espéraient : un effet d’entraînement après la signature avec l’Egypte.

 Les négociations avec Doha se sont accélérées pour une raison simple , les dates de livraison :plus un pays tarde à acheter, plus l’appareil est livré tardivement. Or le Qatar a besoin de ces appareils rapidement, vu les tensions dans la région.

 D’autres pays pourraient suivre, à commencer par la Malaisie, mais aussi les Emirats arabes unis. L’Inde pourrait à nouveau commander des Rafale pour compléter sa première commande.

L’une des questions que devra régler maintenant l’avionneur est celle de la montée en cadence de la production de ces appareils sur le site de Mérignac, à Bordeaux. Les cadences étaient descendues au niveau minimal de onze avions par an, soit un par mois fourni à l’armée française en l’absence d’acquéreurs étrangers. Pour garantir ses livraisons la France sera sans doute appelée à réduire ses achats d’avions pour l’armée de l’air.

 Cela lui donnera une marge de manœuvre supplémentaire pour ses autres investissements

dans la défense, mais cela provoquera certainement quelques tensions du côté de l’armée de l’air.

  Article de Dominique GALLOIS dans Le Monde du samedi 2 mai 2015   

 

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