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Rébellion touarègue au Mali (mai 2014)

La venue à Kidal ,le 17 mai,  du premier ministre Moussa Mara a déclenché une rébellion des touaregs du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA). Ils ont infligé de lourdes pertes à l’armée malienne qui se replie sur Gao où est installée l’armée française dans un camp de l’ONU.

Le MNLA annonce 40 tués dans l’armée régulière malienne, 50 blessés et 70 prisonniers tandis que le gouvernement malien reconnait une vingtaine de morts et une trentaine de blessés. 97 soldats maliens et 22 blessés ont été recueillis à Gao Le MNLA a récupéré du matériel et des blindés et contrôlaient les villes de Kidal et Ménaka.                                                             Les accords de Ouagadougou, signés en juin 2013, qui prévoyaient la reprise du dialogue entre le nord et le sud du Mali n’ont pas été appliqués alors qu’ils devaient permettre une ouverture de négociations n vue d’un statut spécial en faveur de l’Azawad , région touarègue.

 Déjà en 1991 puis en 2006 les touaregs s’étaient révoltés. En 2012 le MNLA avait vaincu l’armée malienne, mais avait été débordé par les islamistes du Mujao et d’Ansar Dine relié à AQMI qui installaient la loi islamique dans tout le nord du pays. Alors que des colonnes djihadistes se dirigeaient vers Bamako, la France intervenait en janvier 2013 et déclenchait l’opération « Serval » sous couvert de la résolution 2085 du Conseil de sécurité des nations unies.

La France a perdu 8 hommes dans cette opération et une cinquantaine de blessés. 600 djihadistes au moins auraient été tués au combat. L’objectif reste toujours d’éradiquer les combattants islamistes d’AQMI dans le nord du Mali. Mais le MNLA qui dit se battre également contre les terroristes a toujours comme objectif final l’indépendance totale  de l’Azawad dans la région touarègue. La France qui entretient des liens historiques avec les Touaregs tout en soutenant le président malien Ibrahim Boubacar Keita se trouve donc dans une position délicate. Les islamistes d’AQMI n’ont pas disparu   dans la bande sahélienne et les touaregs ont toujours  les mêmes revendications. Lors de cette crise de mai 2014, la force  Serval n’est pas intervenue considérant que c’était un problème de sécurité intérieure au Mali.

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