ATTENTION  à partir du   1er Mars 2021 nouvelle adresse de l'ONAC VG

 Service départemental de l'ONACVG du Rhône    Quartier Général Frère  BP 41   22, avenue Leclerc 69998 LYON CEDEX 07        Mail :       magali.molina@onacvg.fr  Tél Standard: 04 81 11 51 60

La République Centrafrique- Opération Sangaris

Depuis son indépendance en 1960, la Centrafrique (anciennement Oubangui-Chari) n’a connu qu’un président élu : Ange-Félix Patassé, élu en 1993 et  renversé en 2003 avec l’aide des militaires français et du Tchad ,par le général François Bozizé. C’est le même Bozizé qui a été renversé le 24 mars 2013 par  la rébellion Séléka qui avait d’ailleurs  déjà tenté de prendre le pouvoir en          mais arrêtée par les parachutistes français en place à Boali. La rébellion Séléka, émanant surtout du nord de la Centrafrique, est à coloration très majoritairement musulmane, dans un pays chrétien à plus de 80%. Elle regroupe également des tchadiens, des soudanais et des anciens mercenaires libyens de Khadafi, tous contre les gouvernants actuellement en place et sans doute des djihadistes du Mali. Michel Djotodia a été proclamé président de la Centrafrique par la Séléka en mars 2013, mais la stabilité n’est alors  pas revenue dans le pays . Les anti-balaka (anti-machettes) chrétiens se sont organisés en milice contre la Séléka, elle bien armée, et les combats se multiplient depuis octobre . L’Etat ne semblait plus  en mesure de faire régner l’ordre. La force multinationale déployée par la Communauté des Etats de l’Afrique centrale était dépassée.

Le 5 décembre 2013, le Conseil de sécurité des Nations Unies décide par une résolution, inspirée par la France, « du déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine  (MISCA) pour une période de 12 mois », en fait pour mettre fin aux massacres interconfessionnels. La MISCA  est appuyée par des forces françaises autorisées à prendre « toutes les mesures nécessaires ». L’intervention française préparée depuis le 24 novembre a débuté aussitôt le 5 décembre sous le nom d’opération » Sangaris »

Les soldats  français se sont d’abord attachés à neutraliser les ex-Séléka , plus lourdement armés. Les ex-rebelles sont désormais cantonnés dans leurs casernes à Bangui. Ils désormais de désarmer les anti-balaka, moins lourdement équipés (fusils et machettes), mais très nombreux.

Les Français, commandés par le général Francisco Soriano, ont vu leur effectif porté à 1 600 hommes et ont sécurisé également les villes de   Bouar et Bossangoa .Le président François Hollande a confirmé que l’intervention française sera »rapide et efficace » et devra permettre de »retrouver la stabilité et permettre le moment venu des élections libres et pluralistes » A l’issue du sommet « paix et sécurité en Afrique » à Paris, l’Union africaine a décidé de porter la force de la MISCA à 6 000 hommes.

Dans la nuit du 9 au 10 décembre, lors d’un accrochage à Bangui avec des individus munis d’armes légères,  deux soldats français du 8ème RPIMa Nicolas Vokaer et Antoine Le Quinio ont été blessés et sont décédés des suites de leurs blessures.

Ajouter un commentaire