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Le front occidental en 1915

Les franco-anglais tentent au cours de l’année 1915 cinq offensives de rupture dont trois grandes entre la mer du Nord et l’Argonne.

La 1ère bataille de Champagne (15 février- 20 mars) au nord de Chalons sur Marne, actuellement Chalons en Champagne se déroule sur 7 kms . La progression française n’excède pas trois kms en profondeur .

La deuxième bataille d’Ypres menée par les Allemands du 22 au 27 avril afin de s’ouvrir la route de Calais ne peut déboucher.

 En Artois, l’objectif franco-anglais est Lens. Une première attaque française du 8 mai au 19 juin permet une légère avancée jusqu’à Neuville-Saint-Vaast, puis entre le 25 septembre et le 27 octobre , l’arme britannique enlève Loos pendant que la Xème armée française, axée en direction de la côte de Vimy s’empare de Souchez et progresse lentement vers la crête dont le sommet est atteint le 28 octobre .

 La deuxième bataille de Champagne est engagée le 25 septembre sur un front de 25 kms afin de rompre la position allemande en direction de Vouziers. Malgré une préparation d’artillerie de trois jours et une avancée de plusieurs  kms , le combat s’arrête à hauteur de Tahure. Le mauvais temps bloque l’opération.

 A Soissons , une tentative française   du 8 au 16 janvier 1915  pour élargir la tête  de pont sur l’Aisne échoue  lors des combats  de Crouy . En Argonne, les Allemands mènent vainement une offensive à base de sapes et de mines pour couper la voie ferrée Châlons- Verdun et tourner Verdun. Des combats ont lieu dans la région de Vauquois pour la conquête des observatoires dominant le plateau de Woëvre. Au printemps 1915, une offensive française est lancée pour réduire le saillant de Saint-Mihiel Par les Hauts de Meuse (Les Eparges), mais n’aboutit pas.

 Dans les Vosges, des combats furieux ont lieu autour de Saint-Dié et dans le massif du Linge, éperon avancé qui domine la Haute-Alsace , à l’Hartmannswillerkopf du 20 juillet au 22 août, mais les lignes se stabilisent près des crêtes et ne changeront pas jusqu’en 1918.

En conclusion, l’année 1915 a été dure et sanglante, sans résultats payants. La nécessité de secourir l’armée russe en grande difficulté a légitimé les offensives franco-anglaises , très coûteuses en effectifs.